Christophe Siébert

Christophe Siébert, fondateur du collectif Konsstrukt a commencé à être publié à la Musardine avec J’ai Peur, un premier roman ambitieux et hors des sentiers battus, autant sur le fond que la forme : l’histoire profondément réaliste et terriblement vivace d’un homme qui veut être aimé, n’a que de peu d’affinités pour communiquer avec les autres, et se branle sur internet. Je schématise, mais l’écriture sèche et noire de Siébert permet ce genre de raccourci.

Malheureusement, son style particulier ne lui a pas permis de trouver réellement un public avec ce roman, malgré ses grandes qualités d’écrivain. Mais vous savez qu’à la Musardine, on est autant coquins avec nos auteurs qu’eux avec nous (pour les détails, demandez à Stéphane, c’est lui qui organise les parties fines) et nous avons trouvé un boulot différent à donner à Christophe pour que lui et les lecteurs s’éclatent un peu plus.

Et donc Christophe est devenu auteur pour la collection chérie d’Esparbec, Les Erotiques d’Esparbec (logique). Il a sorti jusqu’ici 3 ouvrages, tous aussi excellents les uns que les autres. Car il s’avère que Christophe a un réel talent pour écrire de la littérature de genre, non seulement il réussit admirablement bien ses pornos de gare – à tel point qu’ils ne méritent même plus d’être qualifiés ainsi  – mais en plus, il se paye le luxe d’aller musarder vers d’autres littératures de genre en même temps. Prenez Le Mange-Femmes par exemple : eh bien non seulement ça fourre de partout, mais en plus c’est un polar. Pareil avec Le Valet : il relève typiquement du roman d’initiation et du roman maître/valet. Par contre pour Chaudasse ! me demandez pas je l’ai pas lu. Et moi ce que j’aime en plus dans ces romans, c’est que le sexe y est très bien décrit, décomplexé et super torride (j’aurais bien dit bandant mais on sait jamais, si ma mère lit ce blog…) MAIS qu’en plus, Siébert arrive toujours très bien à donner une véritable humanité à ses personnages, qui, au-delà de leur fonction excitatrice, arrivent aussi à nous toucher. Et ça, c’est assez rare pour être noté.

Esparbec m’a fait lire quelques bonnes feuilles du prochain pendant que je m’ennuyais en juillet (il est chic cet Esparbec quand même) et je peux vous dire que c’est toujours aussi jubilatoire et intéressant à lire. Je vous laisse la surprise de trouver vous-mêmes quel genre notre bon Siébert a décidé de trousser – de toute façon je n’ai même pas la moindre idée de quand il sort, désolé (pour les détails, demandez à Christian, c’est lui organise les parties f… ah non pardon, les plannings).

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