Interview de Marc Dannam pour Osez faire l’amour au bureau

Marc Dannam n’est pas seulement le directeur de la célèbre collection « Osez… », il en est aussi l’un des contributeurs les plus productifs. Son dernier bébé s’appelle Osez faire l’amour au bureau et sortira le 24 mars prochain. En attendant, il a répondu aux questions de son attaché de presse…

Sur la quatrième de couverture de Osez faire l’amour au bureau, tu écris que « tout, dans le fonctionnement des entreprises, semble pousser les hommes et les femmes qui y travaillent à nouer des relations intimes ». Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Tu as des exemples à nous donner ?

Les entreprises sont comme de gros camps de vacances, on y vit en bande mixte, on s’y frôle, on s’y excite… dans un monde qui a peu de rapport avec la vraie vie. Les garçons – même dans une banque d’affaire ou une PME du secteur de la quincaillerie – mettent leur virilité, leur charme, voire leur humour en avant, dans le cadre de compétitions internes pour apparaître comme le plus « performant », et les filles en font aujourd’hui de même, prises elle aussi au piège de cette compétitivité absurde, dont au final seuls les dirigeants tireront bénéfices. N’empêche, la séduction et la mise en valeur de soi est la règle, l’idéal pour pécho, non ? Et puis on passe par ailleurs souvent plus de temps avec ses collègues dans une atmosphère d’intimité trouble qu’avec ses amis.

Selon le proverbe « No zob at job », très connu dans le monde de l’entreprise, faire l’amour avec un ou une collègue finit toujours par apporter des emmerdes. Qu’en penses-tu ?

Affirmatif ! En particulier lorsque le petit coup vite fait dans le local à archive se transforme en liaison. Et lorsque la rupture arrive, c’est toujours panique à bord. C’est l’un des conseils que je donne dans cet Osez qui devrait figurer dans la bibliographie du concours d’entrée à HEC : faite l’amour oui, mais songez aux manières d’éviter que votre aventure se transforme en psychodrame avec risque de licenciement à la clé.

Aux Etats-Unis, on se prend un procès pour harcèlement sexuel au moindre regard un peu gourmand sur sa collègue… Penses-tu que cette « judiciarisation » des mœurs puisse arriver un jour en France ?

C’est un risque en effet, en particulier en cas de rupture. Mais en France la drague en entreprise fait encore partie des mœurs. En revanche gare aux supérieurs hiérarchiques qui se croient tout permis. Le harcèlement est un délit.

Puisque les auteurs de Osez pratiquent toujours ce qu’ils prêchent, peux-tu nous raconter une histoire d’amour au bureau dans la vie de Marc Dannam ?

J’ai longtemps bossé dans des grands lycées ou des bibliothèques, avec en poche les clés des locaux de stockage et de bons prétextes pour m’y attarder un peu. Il faut savoir parfois renoncer au confort… et choisir son heure. « Rester tard parce qu’on a un truc à finir » est l’un des B.A. Ba, mais attention aux premières rondes du service de gardiennage !

Et dans les locaux de la Musardine, ça baise ?

Dans ton bureau non ! Trop exposé, ailleurs je ne sais pas, je n’y viens qu’aux mauvaises heures, quand plein de gens y travaille… Mais il t’arrive peut-être de rester tard quand t’as un truc à finir…

Osez faire l’amour au bureau, en vente dans toutes les bonnes librairies à partir du 24 mars 2011 (et dès le lendemain dans votre entreprise pour passer aux travaux pratiques)

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2 réponses à Interview de Marc Dannam pour Osez faire l’amour au bureau

  1. Servane dit :

    Cher Marc,

    J’apprécie beaucoup vos livres qui sont pour moi presque aussi importants que les quatre évangiles. Ainsi j’ai un petit conseil pratique à vous demander : comment font les femmes qui travaillent seules à domicile toute la journée et une partie de la nuit (non, pas avec une lanterne rouge devant la porte) pour faire l’amour au bureau ?

    Je compte sur votre expérience et vos compétences pour l’éclairer (cette fameuse lanterne).

    D’avance, merci.

  2. Stéphane dit :

    Je me permets de devancer la réponse de Marc: si ces femmes disposent d’un attaché de presse, elles peuvent le solliciter, il sera contractuellement obligé de répondre à leurs demandes.

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